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dimanche, 01 avril 2007

Présidentielle : les candidats de gauche pour le mariage gay, la droite hostile

Présidentielle 2007: les candidats de gauche pour le mariage gay, la droite hostile.

Alors que la liste officielle des candidats à la présidentielle est arrêtée, un constat s'impose : seuls les candidats de gauche sont favorables au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels (voir cette vidéo), les autres y sont hostiles.

A l'heure où la réforme législative apparaît désormais comme la voie décisive pour ouvrir le mariage aux couples homosexuels, après l'arrêt de la Cour de cassation confirmant la nullité du mariage homosexuel de Bègles en 2004, le positionnement des différents candidats à l'élection présidentielle sur cette question fait plus que jamais sens. Et force est de constater que le clivage gauche/droite est très net. Le projet socialiste avait ouvert la voie bien avant le démarrage de la campagne. Il prévoit le droit au mariage pour les homosexuels ainsi que le droit à l'adoption. Ségolène Royal (PS) s'y est ralliée dès son entrée en compétition dans la course à l'investiture socialiste et a confirmé à plusieurs reprises son engagement une fois désignée. Une famille dont les parents sont homosexuels est une famille "comme une autre", a-t-elle déclaré.

A la gauche du PS, Dominique Voynet (Verts), Marie-George Buffet (PCF) et José Bové se sont tous déclarés favorables au droit au mariage pour les homosexuels, ainsi qu'au droit à l'adoption. Avec une mention spéciale pour les écologistes qui ont été les pionniers du combat pour l'égalité d'accès au mariage gay.

A l'extrême gauche, on sent bien que ces questions ne font vraiment partie des priorités politiques. Olivier Besancenot (LCR) est favorable aux propositions de la gauche parlementaire, Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière) ne s'y pas opposée, mais n'en parle pas. Quant à Gérard Schivardi, le candidat du Parti des Travailleurs, il n'a pas arrêté de position sur le sujet, selon son entourage.

Dans le camp adverse, François Bayrou (UDF) et Nicolas Sarkozy (UMP) se sont prononcés contre le mariage entre personnes de même sexe (et contre l'adoption), lui préférant une "union civile" dont le contenu et les modalités de mise en oeuvre restent imprécis. Nicolas Sarkozy s'est déclaré opposé à l'adoption par les couples homosexuels. Pour lui, comme pour le candidat UDF, le mariage reste réservé aux hétérosexuels. François Bayrou s'est prononcé pour une possibilité d'adoption simple par les couples homos. Tous deux devraient faire face à une forte opposition au sein de leurs parlementaires pour imposer leur projet d'union civile s'ils étaient élus.

A l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers, défenseurs du modèle traditionnel de la famille, sont hostiles à toute législation sur les couples homosexuels. Villiers veut même faire inscrire dans la Constitution que le mariage est constitué d'un homme et d'une femme. Les deux candidats affichent avec constance des positions qui –bien qu'ils s'en défendent- fleurent bon l'homophobie. Frédéric Hihous, candidat des chasseurs (CPNT), est hostile aux droits des gays. Les chasseurs qui sont son fonds de commerce se sont esclaffés devant la sortie homophobe de Jean-Marie Le Pen sur la chasse au chapon dans le Marais, lorsqu'ils l'ont accueilli au cours de la campagne.

>> Royal, Sarkozy et Bayrou confirment leurs positions Les trois principaux candidats confirment sans surprise leurs propositions en matière de droits LGBT dans le numéro d'avril du mensuel Têtu.

- Pour Ségolène Royal, "l'égalité de droits pour les couples de même sexe", inscrite dans son programme et qui fera l'objet d'un projet de loi de réforme des droits familiaux, "comporte évidemment le mariage et l'adoption". Cette loi "consacrera l'égalité entre enfants, quelle que soit leur configuration familiale" et son vote "marquera enfin le terme d'une trop longue exclusion des homosexuels", souligne la candidate du PS qui ajoute": "Il faudra prendre le temps de l'explication aux Français".

- Pour les deux candidats de droite, le mariage doit rester l'union d'un homme et d'une femme. Nicolas Sarkozy se prononce pour une "union civile homosexuelle qui ne passe pas par le greffe du tribunal d'instance mais par la mairie", entraînant "une égalité fiscale, sociale, patrimoniale totale avec les couples mariés, (...) jusqu'au droit à la pension de réversion". Quant à l'homoparentalité, "c'est un pas que je ne veux pas franchir", explique le président de l'UMP qui envisage toutefois "une façon d'ouvrir les choses, avec le statut de beau-parent".

- François Bayrou préconise pour sa part la reconnaissance d'un "lien d'éducation" en exhumant une loi datant de l'après-guerre de 1914-1918 qui instaure "l'adoption simple". Ce texte permettrait, "si on l'aménage quelque peu, de reconnaître ce lien d'éducation par le deuxième parent", explique-t-il. Opposé au mariage homosexuel, le président de l'UDF estime toutefois que "le Pacs est insuffisant, notamment au moment du décès", et se dit "favorable à la reconnaissance des couples homosexuels, avec des règles qui soient identiques à celles qui s'appliquent aux mariés hétérosexuels.

14:35 Écrit par Arnaud, Le blog mariage dans Mariage homosexuel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : présidentielle, ségolène, mariage gay, mariage homo, royal | | |  Facebook

lundi, 15 janvier 2007

Ségolène Royal pour le mariage et l'adoption homosexuels

medium_segolene-royal-mariage-gay-pour.jpgLes associations gays sont rassurées : Ségolène Royal répond à tous leurs souhaits. Depuis le mois de juin, elles savaient que Ségolène Royal était favorable à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe.

Dans un courrier du 11 décembre, rendu public cette semaine, adressé à Alain Piriou, porte-parole de l'Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans), qui l'avait sollicité, la candidate lève les dernières ambiguïtés. Elle s'engage à procéder à ces réformes « par la voie d'un projet de loi et de la conduire avec détermination pour convaincre une majorité de Français de son bien-fondé ». L'inter-LGBT y voit une marque de volonté politique. Jusqu'à présent, Royal voulait s'en remettre à une « initiative parlementaire ». Sur d'autres revendications, Ségolène Royal complète ce qui avait été retenu pour le projet du Parti socialiste : la possibilité de recourir à la procréation médicalement assistée pour les « couples de femmes ». Pour cela, une « réévaluation de la loi sur la bioéthique » est nécessaire. Pour les transsexuels, elle pense « conformément aux engagements pris au nom du PS par son premier secrétaire » que « les conditions de changement d'état civil doivent être améliorées ».

Elle avait déjà exprimé ces positions en novembre à l'association Homosexualité et Socialisme, qui avait interpellé tous les candidats à la candidature au sein du PS. Sur un seul point soulevé par l'inter-LGBT, Ségolène Royal maintient encore le flou : le calendrier de ces réformes si elle est élue.

Allant au-delà du projet du PS, la candidate se prononce même dans ce courrier pour une "réévaluation de la loi de bioéthique (...) au regard de la demande d'accès des couples de femmes à l'assistance médicale à la procréation". La procréation médicalement assistée est ouverte aux seuls couples hétérosexuels en France. Le projet du PS est muet sur ce sujet. "Elle devance le PS sur cette question, c'est presque une surprise", s'est réjoui Alain Piriou.

La députée des Deux-Sèvres estime par ailleurs que "les conditions de changement d'état civil pour les personnes transsexuelles doivent être améliorées" pour "faire coïncider assez rapidement identité de genre et identité légale". Enfin, elle s'engage si elle est élue à ce que "la France défend(e) sur la scène internationale les droits fondamentaux des personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre".

Mais le mystère reste entier sur la date à laquelle l'égérie des socialistes soumettrait cette réforme au Parlement. Interrogée par l'Inter-LGBT, elle a éludé la question.

Le 11 novembre, l'actuel directeur de cabinet de Ségolène Royal, Christophe Chantepy, avait cependant évoqué la première session ordinaire du Parlement (qui se tiendra théoriquement d'octobre 2007 à juin 2008) lors d'une réunion organisée par "Homosexualités et Socialisme", association proche du PS, a précisé à l'AP son président Alexandre Carelle.

Sources: LGBT, lefigaro, nouvelobs

 

15:59 Écrit par Arnaud, Le blog mariage dans Mariage homosexuel | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mariage, gay et lesbienne, royal, segolene, amour | | |  Facebook