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vendredi, 29 décembre 2006

Le mariage, un antidépresseur ?

medium_mariage-enquete-stats-depression.jpgLes personnes mariées ou vivant en couple sont moins exposées que les personnes célibataires.
La situation économique et sociale est étroitement liée au risque d’épisode dépressif. En effet, le tissu familial et
relationnel, d’une part, et l’insertion professionnelle, d’autre part, diminuent le risque de trouble dépressif. En retour, vivre un épisode dépressif peut provoquer ou aggraver des situations d’isolement ou d’exclusion. À cet égard, le risque d’épisode dépressif est fortement corrélé à la situation conjugale (on distingue les personnes mariées, celles qui vivent en couple sans être mariées, les personnes célibataires, veuves ou séparées/divorcées qui ne se sont pas remises en couple). Les trois enquêtes mettent en lumière une gradation nette entre l’isolement familial et le risque d’épisode dépressif.

Les personnes les moins exposées sont celles qui vivent en couple et a fortiori les personnes mariées. De fait, la prévalence de l’épisode dépressif des personnes mariées est de 4 points inférieure à celle des personnes qui ne le sont pas, quelle que soit l’enquête envisagée. Les personnes vivant en couple sans être mariées sont davantage exposées au risque d’épisode dépressif que les personnes mariées, mais le sont moins que les célibataires.

Ainsi, toutes choses égales par ailleurs, le risque d’un célibataire de vivre un épisode dépressif est entre 1,5 et 2,4 fois plus élevé que pour une personne mariée. Pour une personne vivant en couple, ce risque est de 1,2 à 1,8 fois plus important que pour une personne mariée. À noter toutefois, le lien entre le mariage et une moindre exposition au risque de vivre un épisode dépressif est peut-être en partie imputable à des effets qui n’ont pas pu être pris en compte dans le modèle, comme la durée de la relation, la présence d’enfant, l’acceptation de l’entourage, etc.

Séparation, divorce, veuvage : des facteurs de risque majeurs
La circonstance la plus dommageable est celle où le couple a été rompu.
La rupture pourrait accroître la vulnérabilité face aux troubles dépressifs, lorsqu’elle conduit à un isolement non désiré
et auquel la personne se sent alors inadaptée. Inversement, un état de souffrance psychique serait susceptible de
fragiliser les relations conjugales. Ainsi, une personne se déclarant célibataire est moins exposée aux troubles dépressifs qu’une personne vivant seule et se déclarant divorcée, séparée ou veuve.

> Lire l'enquête complète du gouvernement français
   http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er545/er545...

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14:49 Écrit par Arnaud, Le blog mariage dans Droits du mariage, Statistique mariage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mariage, santé, enquête | | |  Facebook