mardi, 03 mars 2009

Mariage en hausse en Belgique !

divina-sposa-2009-04.jpgL'âge moyen du mariage recule encore !

Le mariage a de nouveau le vent en poupe chez les Belges. 45.561 mariages ont été célébrés en 2007 chez nous, contre 44.813 en 2006, soit une augmentation de 1,7%. Le nombre de divorces suit la même courbe: on en comptait 29.189 en 2006 et 30.081 en 2007, soit une hausse de 3,1%.

En dix ans, le nombre de mariages a certes baissé en Belgique, passant de 47.759 à 45.561 mais les chiffres sont en hausse constante depuis 2002, année charnière où le nombre de mariages était tombé à 40.434. En 2007, on comptait 4,3 mariages pour 1.000 habitants.

Le nombre de divorces est quant à lui passé de 26.748 en 1997 à 30.081 en 2007, un nombre qui n'a cessé d'augmenter à l'exception de l'année 2006 où il avait connu une faible baisse. En 2007, on comptait 2,84 divorces pour 1.000 habitants. Les chiffres publiés montrent par ailleurs que les Belges attendent de plus en plus longtemps avant de se dire "oui". L'âge moyen auquel les hommes se marient s'élevait à 27 ans en 1985, 31 ans en 1997 et 35 ans en 2007. Pour les femmes, il est passé de 24 ans en 1985, à 29 ans en 1997 et 32 ans en 2007.

La différence d'âge moyenne entre les conjoints est quant à elle très stable: elle est passée de 2 ans et 6 mois en 1993 à 2 ans et 11 mois en 2007.

Enfin, les unions entre personnes du même sexe sont en hausse: en 2003, année de légalisation des premiers mariages homosexuels, on en a enregistré 854. En 2007, on en comptait 1.150, soit une hausse de 2%. Les homosexuels ne sont pas épargnés par le phénomène du divorce: de 4 à peine en 2003, leur nombre est passé à 92 en 2007.

Source Demographie et Belga

samedi, 02 août 2008

Le mariage religieux garde la forme

66cd7efb97027e0791ee1cb441d3e288.jpgMalgré un certain déclin de la religion et du catholicisme en particulier en France, la pratique religieuse continue d'influencer les comportements familiaux dans l'Hexagone, selon une étude publiée par l'Institut national d'études démographiques (INED). Ainsi, les plus pratiquants restent plus attachés au mariage, même si les attitudes ont évolué dans ce domaine.

Il y a 40 ans, les futurs époux vivaient rarement ensemble avant de se marier (seulement un mariage sur dix). Aujourd'hui, c'est quasiment devenu la règle (neuf mariages sur dix), mais les pratiquants les plus assidus continuent à se distinguer en ne cohabitant avant le mariage que six fois sur dix, précise cette étude présentée dans le numéro de juillet-août de "Population et sociétés" de l'INED. La cohabitation prénuptiale est moins répandue chez les personnes pratiquant une autre religion que le catholicisme, notamment la religion musulmane.

Autre évolution notable: les naissances hors mariage sont en hausse, même chez les plus pratiquants. Vers 1970, moins d'un premier né sur cinq (18%) avait des parents non mariés, contre un sur deux il y a huit ans. La proportion dépasse les deux tiers chez les personnes se déclarant sans religion, la moitié chez celles qui disent en avoir une sans la pratiquer, le tiers chez les pratiquants les moins assidus, et moins d'un tiers chez les plus pratiquants.

Même dans cette dernière catégorie, la proportion a beaucoup augmenté depuis les années 1970: la durée de cohabitation prénuptiale s'allonge et le mariage intervient plus souvent après la naissance du premier enfant.

Les personnes pratiquant une religion continuent à avoir plus d'enfants que les autres. On notera toutefois que jusqu'aux années 1970, il était rare de ne pas avoir d'enfants, la contraception médicale étant peu accessible et la pression sociale poussant les couples à en avoir dès qu'ils étaient mariés. Ainsi, seules 7 à 8% des personnes de 65-79 ans ayant vécu en couple n'ont pas eu d'enfants, quel que soit leur attachement à la religion.

En revanche, chez les 45-49 ans, la proportion varie de 5% chez les plus pratiquants à 9% chez les peu pratiquants, 10% chez les non-pratiquants, et 12% chez les personnes sans religion.

Autre différence: les personnes disant ne pas avoir de religion se remettent plus facilement en couple. Ainsi, un homme se déclarant sans religion sur trois et quatre femmes sur dix ont déjà connu une deuxième union, contre un homme sur six (16%) et une femme sur dix (10%) chez les plus pratiquants. Les ruptures sont moins fréquentes dans ce dernier groupe, et moins souvent suivies d'une nouvelle union.

Les personnes se déclarant sans religion rejettent le mariage plus que les autres et connaissent des parcours conjugaux plus complexes, leur infécondité augmente et leur descendance est souvent plus restreinte. AP

mardi, 22 avril 2008

Vivre à deux: sept heures de tâches ménagères

3111793d0ab4fe86b04ad06906900141.jpgSi vous rêvez de vous faire passer la bague au doigt, ceci va vous faire réfléchir. Selon une étude américaine*, vivre en couple amène une femme à effectuer sept heures de travaux ménagers supplémentaires par semaine, passant ainsi de 12 à 19 heures.

Davantage de repas pris en couple à préparer plutôt qu'une pizza devant la télé, du linge à laver et du repassage supplémentaire. La vie à deux n'a pas que des avantages!

De même, plus une femme a d'enfants et plus le temps consacré au ménage augmente. Ainsi les mères de trois enfants et plus vont jusqu'à y consacrer 28 heures par semaine.

Quant aux hommes, parce que cela les concerne aussi (si, si!), en se mariant ils passent de 7 à 8 heures de travaux ménagers chaque semaine.

Enfin, sachez que l'on consacre globalement beaucoup moins de temps qu'autrefois aux tâches ménagères: environ 1000 heures par an aujourd'hui, contre deux fois plus en 1968. Merci mai '68!

*Etude menée par l'Institut de Recherche Sociale du Michigan, auprès de 8500 familles.

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mercredi, 30 janvier 2008

Les Français favorables au mariage homo

17365efdd1b95f1d136997e13facef90.jpg54% sont très ou plutôt favorables au mariage homosexuel, quand 52% sont très ou plutôt opposés à l'adoption.

L'opinion des Français sur les couples gay évolue. 54% des sondés (homosexuels à 77% et hétérosexuels à 53%) sont favorables au mariage entre personnes du même sexe. Cependant, on peut noter une grande différence entre les générations. Ce sont principalement les 25-34 ans qui sont favorables au mariage, à 72%. Le pourcentage passe sous la barre des 50% après 50 ans. "Ce clivage générationnel renvoie à des conceptions différentes de la famille", explique Bruno Jeanbart, directeur de l'institut de sondage Opinion Way, qui a fourni ces chiffres.

Les opinions diffèrent aussi selon l'appartenance politique des sondés. 77% de ceux se situant à gauche politiquement sont favorables au mariage homosexuel, contre 34% des sondés de droite.

En revanche, une majorité de sondés (52%) s'oppose à l'adoption par des couples du même sexe. Les 47% de personnes favorables ont souvent moins de 50 ans et sont issues de formations politiques de gauche (66% des sondés de sensibilité de gauche sont favorables à l'adoption homosexuelle). "C'est une nette évolution pour l'opinion. Il y a quelques années, la question de l'adoption recueillait à peine un tiers d'opinions favorables", affirme Bruno Jeanbart.

Même si l'opinion évolue, la France reste très en retard sur la question par rapport à ses voisins européens. Neuf pays admettent l'adoption par des couples homosexuels, dont le Royaume-Uni et l'Espagne.

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lundi, 19 novembre 2007

La plupart des gens veulent se marier mais ne le font pas

1d396d846e3f865915143eaf74ee91b0.jpgLes gens se marient moins qu’au siècle dernier, mais ça ne veut pas dire que le mariage a perdu de son prestige. Une enquête britannique montre que 70% de la population aimeraient se passer la bague au doigt. C’est dix fois plus que les personnes déclarant préférer vivre en couple non marié.

Ceux et celles qui choisissent d’avoir des enfants sont quinze fois plus à désirer l’option du mariage. Moins étonnant: le style de vie préféré de deux personnes sur trois est la version “marié avec enfants”. Seulement 4% choisissent “non marié, avec partenaire et enfants”, autant que ceux qui optent pour le statut de "parent sans partenaire".

Mais comme toujours, la situation "idéale" est loin de la réalité ou en tout cas ne lui correspond pas tout à fait. En effet, malgré cette préférence pour le mariage, de moins en moins de couple franchissent le pas. Une différence que l’on retrouve aussi concernant les enfants: alors qu’en moyenne les femmes s’imaginent bien avec trois enfants, dans les faits elles n’en ont en moyenne que deux.

Une autre étude a mis en avant que trois Britanniques sur quatre trouvent que leur environnement familial est moins agréable qu’à l’époque de leurs parents. Toutefois 93% se disent heureux de leur vie de famille, le partage des taches et la structure familiale. La grosse différence se situe dans "le savoir-faire parental". Les parents d’aujourd’hui ont le sentiment que leurs parents gardaient mieux la situation sous contrôle.

vendredi, 17 août 2007

Les avantages fiscaux du mariage par rapport aux concubinage sont-ils réels ?

9836ba50f8ed3eb523777d4a58d14430.jpgContrairement à une idée largement répandue, le mariage ne conduit pas toujours à des économies d'impôt.

Selon une étude de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), publiée hieri, 23% des couples mariés auraient plutôt intérêt à vivre en concubinage, puisqu'ils subissent une perte d'impôt qui s'élève en moyenne à 240 euros. En effet, le quotient conjugal, bénéficiant aux couples mariés et permettant de réduire leurs impôts, joue pleinement son rôle, uniquement lorsque les revenus des époux diffèrent de façon importante.

Si la majorité des couples a intérêt à se passer la bague au doigt, le mariage leur permettant de « gagner » 450 euros en moyenne sur l'année, ils sont tout de même 23 % à se voir recommander l'union libre et l'imposition individuelle.

« Ce sont les couples où la personne de référence est employé, ouvrier ou occupe une profession intermédiaire, qui gagnent le plus souvent à vivre en union libre », révèle l'Institut national de la statistique et des études économiques. Cette proportion augmente encore si le couple est parent : 30 % des couples avec un ou deux enfants voient ainsi leur intérêt pencher du côté du concubinage, grâce à la comptabilisation de personnes à charge.

En revanche, à plus de trois enfants, le mariage devient de loin la solution la plus intéressante.

Le mariage est également recommandé pour les couples à hauts revenus : quelque 20 % des foyers les plus riches épargnent ainsi 1 300 euros en moyenne par an grâce à l'imposition commune.

"Pour les concubins actuels, les gains au mariage sont faibles", conclut finalement l'Insee. En effet, le concubinage est particulièrement fréquent "chez les personnes les plus modestes"alors que ce sont les couples à revenus élevés qui gagnent le plus à être mariés. Ainsi, "pour obtenir un gain financier de l'ordre de 8%, il faut être un couple mono-actif et gagner entre 3 500 et 9 000 euros par mois", selon l'Insee.

Les fichiers PDF complets :

 

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mardi, 13 mars 2007

Les britanniques se marient moins

medium_english-wedding-les-britanniques-marient-moins.jpgBeaucoup moins de Britanniques envisagent de convoler en justes noces. Le nombre de couples qui se marient quand même, a atteint son plus bas niveau depuis 111 ans, remarque le Times.

Les données, qui datent de 2005, montrent qu'il n'y a plus que 244.000 couples qui se disent "oui" chaque année.

La diminution est à attribuer à la loi gouvernementale selon laquelle les couples qui vivent en concubinage bénéficient des mêmes avantages que les couples mariés. Ce qui a pour conséquence que, pour bon nombre de partenaires, il n'y a pas d'avantage particulier à se marier. La loi sévère contre les mariages blancs effraie également beaucoup de personnes.

mardi, 27 février 2007

Couple: l'amour rend aveugle

medium_couple-tendresse-amour-baiser-couleur-noir-blanc.jpgLe proverbe ne sait pas si bien dire. L'amour ne rend pas seulement aveugle aux défauts de la douce moitié. Il rend aussi incapable de distinguer l'amour chez les autres.

C'est du moins la conclusion d'un psychologue de l'Université d'État de l'Oregon. Frank Bernieri a montré des vidéos à des cobayes. Certains des couples étaient amoureux, d'autres jouaient la comédie. Les cobayes devaient établir si, selon eux, les couples étaient amoureux ou non.

Les cobayes qui étaient eux mêmes en amour étaient particulièrement mauvais dans leur évaluation des sentiments des couples des vidéos : ils se trompaient sept fois sur 10. En comparaison, les cobayes qui n'avaient pas de conjoint - ou qui n'étaient pas particulièrement amoureux de leur conjoint - ne se trompaient que trois fois sur 10. Deux fois moins souvent.

«Quand une personne est en amour, elle devient trop confiante, explique M. Bernieri, joint par La Presse. Elle pense qu'elle sait exactement ce qu'est l'amour. Elle se dit que l'amour qu'elle connaît est le seul possible. Elle devient beaucoup moins réceptive aux autres manières d'aimer. Cela explique en partie pourquoi une personne qui est amoureuse d'une autre n'est pas beaucoup réceptive aux avances d'une tierce personne.»

Les hommes sont moins bons que les femmes pour évaluer l'amour chez les autres. «Dans tous les cas, les femmes étaient meilleures que les hommes pour évaluer l'amour chez les couples des vidéos. Elles étaient plus enthousiastes dès le départ. C'était comme si elles plongeaient dans une session intensive de commérages. Les hommes étaient plus réservés, ils avaient presque l'air d'être gênés de se pencher sur la vie personnelle d'autrui. Ils n'avaient pas beaucoup confiance en leur jugement - avec raison.»

Le psychologue américain a aussi constaté que la consommation de romans ou de films à l'eau de rose et de magazines à potins n'augmente pas le taux de succès.

Détail amusant, les couples des vidéos ont été filmés à Montréal, voilà une dizaine d'années, par deux psychologues de l'Université McGill. «Ça faisait partie d'un projet de recherche sur la survie à long terme des couples, explique M. Bernieri. L'objectif était de déterminer s'il y avait des manières de détecter les couples les plus prometteurs, par exemple en comptant la fréquence de leurs contacts physiques ou visuels. Le projet n'a duré qu'un an, finalement.»

Frank Bernieri travaille normalement sur les différences entre la réalité et la perception de la réalité. «Je m'intéresse à ce qui fait qu'une personne est meilleure qu'une autre pour évaluer la réalité. J'ai entendu parler des vidéos des psychologues de McGill, parce que j'ai étudié avec l'un d'entre eux à Harvard. Ça m'a donné l'idée d'une expérience sur l'évaluation de l'amour.»

Le psychologue de l'Oregon voudrait maintenant refaire l'expérience avec des vidéos de couples en train de se quereller. L'objectif serait le même: déterminer quels couples sont amoureux.

«Beaucoup de psychologues pensent que la meilleure manière de déterminer quels couples dureront est de les observer durant une querelle. Les mécanismes de résolution de conflit sont très importants pour la survie des couples.»

Une autre expérience intéressante impliquerait davantage de personnes d'âge mûr. Seulement 10 % des cobayes de M. Bernieri avaient plus de 25 ans, ce qui a limité les analyses statistiques.

«Nous n'avons pas trouvé de différence dans l'évaluation de l'amour entre les plus
jeunes et les plus vieux. Mais on peut penser qu'une personne dans la quarantaine a plus d'expérience des différentes formes que prend l'amour, particulièrement si elle a connu plusieurs relations.»

11:44 Ecrit par Arnaud, Le blog mariage dans Amour, Statistique mariage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 29 décembre 2006

Le mariage, un antidépresseur ?

medium_mariage-enquete-stats-depression.jpgLes personnes mariées ou vivant en couple sont moins exposées que les personnes célibataires.
La situation économique et sociale est étroitement liée au risque d’épisode dépressif. En effet, le tissu familial et
relationnel, d’une part, et l’insertion professionnelle, d’autre part, diminuent le risque de trouble dépressif. En retour, vivre un épisode dépressif peut provoquer ou aggraver des situations d’isolement ou d’exclusion. À cet égard, le risque d’épisode dépressif est fortement corrélé à la situation conjugale (on distingue les personnes mariées, celles qui vivent en couple sans être mariées, les personnes célibataires, veuves ou séparées/divorcées qui ne se sont pas remises en couple). Les trois enquêtes mettent en lumière une gradation nette entre l’isolement familial et le risque d’épisode dépressif.

Les personnes les moins exposées sont celles qui vivent en couple et a fortiori les personnes mariées. De fait, la prévalence de l’épisode dépressif des personnes mariées est de 4 points inférieure à celle des personnes qui ne le sont pas, quelle que soit l’enquête envisagée. Les personnes vivant en couple sans être mariées sont davantage exposées au risque d’épisode dépressif que les personnes mariées, mais le sont moins que les célibataires.

Ainsi, toutes choses égales par ailleurs, le risque d’un célibataire de vivre un épisode dépressif est entre 1,5 et 2,4 fois plus élevé que pour une personne mariée. Pour une personne vivant en couple, ce risque est de 1,2 à 1,8 fois plus important que pour une personne mariée. À noter toutefois, le lien entre le mariage et une moindre exposition au risque de vivre un épisode dépressif est peut-être en partie imputable à des effets qui n’ont pas pu être pris en compte dans le modèle, comme la durée de la relation, la présence d’enfant, l’acceptation de l’entourage, etc.

Séparation, divorce, veuvage : des facteurs de risque majeurs
La circonstance la plus dommageable est celle où le couple a été rompu.
La rupture pourrait accroître la vulnérabilité face aux troubles dépressifs, lorsqu’elle conduit à un isolement non désiré
et auquel la personne se sent alors inadaptée. Inversement, un état de souffrance psychique serait susceptible de
fragiliser les relations conjugales. Ainsi, une personne se déclarant célibataire est moins exposée aux troubles dépressifs qu’une personne vivant seule et se déclarant divorcée, séparée ou veuve.

> Lire l'enquête complète du gouvernement français
   http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er545/er545...

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dimanche, 05 novembre 2006

Les couples français rompent plus fréquemment mais le mariage est un plus

medium_couple_divorce_mariage-rompent-plus.jpgLes couples français rompent aujourd'hui plus fréquemment leur union qu'il y a une cinquantaine d'années, mais ces ruptures ne sont pas forcément plus précoces, selon une étude publiée mardi dans le dernier numéro d'INSEE Première. Le mariage et la présence de jeunes enfants sont des facteurs de stabilisation des unions.

"Moins de 2% des unions formées dans les années 1950 avaient abouti à une séparation au bout de cinq ans, contre 14% de celles commencées à la fin des années 1980", explique l'Institut national de la statistique et des études économiques dans cette étude.

La part d'unions rompues entre la sixième et la dixième année est également croissante selon l'époque de formation des couples: elle reste inférieure à 5% pour les couples formés dans les années 1950 et atteint 19% au début des années 1980. La tendance est similaire pour la proportion des unions rompues dans les 30 années suivant la mise en couple: 10% pour celles débutées entre 1950 et 1954, contre 17% pour la période 1960-64.

Mais, souligne l'INSEE, "les ruptures ne surviennent pas pour autant beaucoup plus précocement dans la vie des couples". Ainsi, "parmi les unions achevées dans les vingt ans, la proportion de ruptures qui se sont produites dans les dix premières années (...) est à peine plus forte pour les unions formées à la fin des années 1970 que pour celles formées dans les années 1950".

Les couples formés dans les années 1950 ayant rompu dans les vingt ans ont duré en moyenne environ 11 ans, contre 10 ans pour ceux formés à la fin des années 1970.

Le mariage est un facteur stabilisateur pour le couple, selon cette étude, qui précisé que "l'augmentation de la part d'unions ayant abouti à une séparation est concomitante à la montée de l'union libre".

Dans les années 1950, où l'entrée en couple se faisait presque exclusivement par le mariage, moins de 5% des personnes étaient séparées dix ans après le début de leur union. Un chiffre qui grimpe à 28% pour celles s'étant mises en couple en 1988. Parallèlement, chez ces dernières personnes, moins de deux sur trois se sont mariées dans les dix années qui ont suivi la formation de l'union.

Par ailleurs, "les couples ayant eu ou adopté au moins un enfant se séparent moins souvent que ceux restés sans enfant", selon l'INSEE. La tendance est plus marquée chez les hommes: pour ceux ayant au moins un enfant de moins de trois ans, le risque annuel de rupture est 63% plus faible que pour ceux sans enfant. L'écart n'est que de 44% pour les femmes.

Source : Nouvelobs.com

www.notremariage.net/forum.htm

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