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jeudi, 13 octobre 2005

La petite histoire du mariage

Le Mariage médiéval

medium_mariage-medieval.jpgLe mariage des jeunes, Flavius
Josèphe, Antiquités Judaïques, BNF
 

Le mariage ne commence à prendre un sens qu'au début du IXe siècle, quand la monogamie s'installe dans les moeurs.

Les données, avant cette date, sont peu nombreuses et souvent anecdotiques. Ainsi, on sait que les filles d'aristocrates étaient fréquemment mariées dès l'âge de 14 ou 15 ans, alors que les filles issues des classes populaires étaient mariées plus tardivement.
Au XIIIe siècle, on considère que les trois quarts d'entre elles sont mariées à 18 ou 19ans. En revanche, à la même époque, les garçons se marient plutôt vers 25 ou 27 ans.

La mentalité laïque connaît une double morale selon le sexe. Si l'homme a le droit d'avoir des exigences avant de prendre épouse - la preuve de sa virilité est plutôt vue avec faveur -, il n'en va pas de même pour les filles qui doivent arriver vierges au mariage.

Le mariage est avant tout, dans la seconde partie du Moyen Age, l'affaire des parents ou des familles : le consentement mutuel n'a presque aucun poids, seule compte la perspective de "faire un beau mariage", qui augmentera le prestige de la famille tout entière.
Dans le même temps, certains mariages sont annulés, ce qui était impensable auparavant. Mais désormais, la stérilité, l'impuissance ou des liens consanguins entre les époux sont autant de raisons qui poussent à la dissolution.

A partir de la fin du XIe siècle (réforme grégorienne), le mariage devient un sacrement, mais le prêtre n'y joue pas de rôle prépondérant. La messe de mariage est très rare, et la plupart du temps, le sacrement, c'est-à-dire la remise de l'anneau nuptial par le mari à son épouse, se déroule sous le porche de l'église.

Cependant, dans les deux derniers siècles du Moyen Age, l'Église arrive à faire du sacrement du mariage un phénomène vraiment religieux grâce en particulier aux rites de bénédiction du lit, de la maison des jeunes mariés par le prêtre et surtout de l'anneau nuptial. Les nouveaux époux voient souvent dans ce rite la garantie d'un mariage fécond et d'une fidélité à toute épreuve.

L'union charnelle doit, selon l'Église qui régente la mentalité médiévale, n'avoir lieu que dans le cadre du mariage et dans l'intention de procréer. Elle peut même alors être cause de péché.
Le "temps pour embrasser" est fort limité : l'année liturgique et le cycle de la femme constituant les deux grandes interdictions relatives aux rapports entre époux. Et seule la position de l'homme sur la femme lors du coït est licite aux yeux des clercs.

Avis aux amateurs de Braveheart: le droit de cuissage n’était pas le droit du seigneur de dépuceler une jeune mariée mais celui de bénir le lit nuptial en y posant le pied (les époux n’étant pas en train de consommer leur union, bien sûr!!). Désolé pour les nostalgiques de cette époque...

Contrairement aux croyances populaires et à un certain film de Woody Allen (« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe mais n’avez jamais osé demander »), la ceinture de chasteté pour la femme n’a pas existée. À quand celle pour les hommes??

> Vous avez choisi le thème médiéval, pour votre mariage, n'hésitez pas à partager vos idées sur le forum mariage

14:35 Écrit par Arnaud, Le blog mariage dans Histoire du mariage | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Mariage | | |  Facebook

Commentaires

très bonne idée ce blog !

Écrit par : mimidup | jeudi, 13 octobre 2005

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