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samedi, 27 août 2005

La passion amoureuse

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3 questions et réponses sur les dangers de la passion dans un couple

1. Tout le monde peut-il vivre une passion ?  

  Je ne sais pas si tout le monde peut vivre une passion mais je pense que nombreux sont celles et ceux qui cultivent le rêve secret d'en vivre une. Je remarque que depuis une cinquantaine d'années, l'amour s'est en quelque sorte démocratisé, banalisé. Comme si chacun était sensé avoir une vie amoureuse. Et si vous n'en avez pas, et bien cela relève finalement de votre responsabilité. A vous de vous donner les moyens d'aimer. Voilà ce que pensent inconsciemment bon nombre de personnes.

Résultat, la passion est transcendée. Elle est considérée comme le nec plus ultra du sentiment amoureux, comme une forme d'aristocratie de l'amour. Elle est la tornade qui vous emportera au dessus du lot commun, et en ce sens, elle est réservée à certains élus. Et la tendance au "toujours plus" (vivre plus, ressentir plus...) qui agite notre société ne fait qu'accentuer ce côté intense et élitiste de la passion.
   
2. Quelles sont les particularités de la passion ?  

  La passion se caractérise évidemment par son intensité mais aussi par le fait qu'elle est instantanée et quelque peu despotique. Elle s'empare de vous, et, en dehors de la fuite, vous n'avez d'autre choix que de vous soumettre à elle. D'une certaine manière, la passion déresponsabilise celui qui la vit.

Vous remarquerez que les crimes passionnels sont toujours l'objet d'une indulgence particulière. Plus récemment, l'histoire de Marie Trintignant et Bertrand Cantat a littéralement fasciné une bonne partie de la population. Chacun a cherché à comprendre ce qui avait pu les pousser dans cet état hors-limite. On a parlé de la drogue, de l'alcool... Mais il s'agissait de deux êtres sous l'emprise de la passion. Et c'est parce qu'intervient ce sentiment de dépossession de soi que beaucoup ne peuvent condamner totalement le comportement de Bertrand Cantat.

Il y a d'ailleurs dans la passion, comme dans l'acte d'amour, quelque chose de proche de la mort avec une perte de son identité et tout son être fondu dans l'autre, aspiré jusqu'à la moindre de ses cellules. L'autre vous permet de respirer, d'exister, d'aimer, de ressentir. Sans lui, vous n'êtes qu'attente. La perte de toute temporalité accentue également cette proximité avec la mort : les notions de temps disparaissent. La passion, c'est tout, tout de suite. Sans concessions et sans compromis.
   
3. Mais la passion est-elle toujours synonyme de souffrance ?  

  La passion est d'une telle intensité qu'elle est bien souvent douloureuse à supporter. Une douleur presque jouissive. La passion est un sentiment poussé à son paroxysme. Pour vous donner une idée de sa force, elle est à l'amour ce que l'orgasme est à la sexualité... Orgasme que l'on appelle d'ailleurs “la petite mort”...

Qui plus est, la passion, contrairement à l'amour, n'est pas constructive. Elle ne peut pas s'installer dans la durée et suit plutôt une courbe destructive. La passion est semblable à un moment de folie pleinement consenti et vécu, dont on sait qu'il ne durera pas. Mais il est si précieux, si magique que l'on agit comme s'il allait exister pour toujours. C'est en cela que la passion peut s'accompagner d'une grande souffrance : elle n'a pas de point d'équilibre. Et quand la jalousie intervient par exemple, elle est réprimée car elle est vécue comme un sentiment d'une terrible banalité qui vous ramène vers la réalité.

Je reçois dans mon cabinet des couples qui veulent retrouver la passion. Elle agit comme un mythe, un âge d'or. Mais on ne peut pas retourner en arrière, on ne peut pas la faire renaître. Alors il y a ceux qui continuent de la chercher, inlassablement, car ils ont besoin de ce lien fusionnel qui leur rappelle inconsciemment l'amour de la mère.
Et puis il y a les autres, qui traversent souvent des phases de désenchantement intense après avoir aimé passionnément, mais qui ont le sentiment de s'être confronté à leurs propres limites. Ils apprennent alors à aller vers l'amour.

Crédit :

Jacques-Antoine Malarewicz
Psychiatre et thérapeute de couple (Psychologie.com)

07:15 Écrit par Arnaud, Le blog mariage dans Amour, Couple | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Mariage | | |  Facebook

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